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19.05.2008
Krzysztof Warlikowski est un escroc
Krzysztof Warlikowski est un escroc... mais il aurait tord de s'en priver, vue l'ardeur avec laquelle les gens de théâtre et de bon goût aiment à se faire escroquer. Ainsi, il est de bon ton, année après année d'acclamer les créations qu'il présente en Avignon.
Eh bah moi qui n'est peur de rien, j'ose l'affirmer, alors que tant tentent de se convaincre du contraire : le théâtre de Krzysztof Warlikowski est d'un insupportable ennui !
Il y a quelques mois je sortais du théâtre de l'Odéon rongé par la colère : Krzysztof Warlikowski avait fait de Krum, pièce pleine de vie, une pièce pleine de vide. D'une comédie dramatique il avait fait un drame dramatique, peignant toute la pièce dans un camaïeu anthracite des plus monotone.
Hier soir j'assistais à la dernière d'Angels in America. Les places étant très convoités, j'ai peut-être fait des envieux... pourtant je n'étais vraiment pas à envier. Le texte et la fresque qu'il peint m'ont semblé extraordinaires, les relations entre les personnages de plus fines et complexes, les acteurs m'ont parus magistraux... mais toutes ces qualités, je n'ai pu que les entre-apercevoir tellement elles étaient noyés par l'opacité gluante de la mise en scène. Le rythme de la pièce est d'une lenteur effroyable et linéaire, le ton est uniformément sombre et lancinant, parfois grandiloquent. Krzysztof Warlikowski nous livre une mise en scène désincarnée et déshumanisée (un comble pour cette grande fresque humaine) qui très rapidement rend le spectateur otage d'un terrible ennui.
Tout ceci est d'autant plus frustrant que lors de la dernière scène, le voile de pathos est finalement levé et je me dis "si seulement toute la pièce avait été à l'image de cette dernière scène magnifique...".
C'est alors que le publique qui avait dormis pendant toute la pièce (je l'ai vu) s'est levé et a offert un triomphe à la pièce... et c'est certainement ça le plus écoeurant : la célébration du vide qui si on n'y prend pas garde pourrait gagner tout le théâtre.
Dans les rues d'Avignon il y a des projets balèzes
Demain à 23 heures je vais voir une pièce polonaise
Patapouf chante Vincent Delerm, Le monologue Shakespearien.
Patapouf, pour que le théâtre reste un art vivant.
Patapouf, mieux vaut être bourré comme un polonais que de se taper 5h30 de plonais sur-titré !
Patapouf a très envie de voir le téléfilm cela dit.
20:45 Publié dans patakritik | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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